Nouveautés
Pratique
Histoire
Témoignages

 

Plan du site I Recherche I Forum I A propos

 
 

 

Didier Chatellard

Français, né le 04/12/1965
Serre 22
2300 La Chaux-de-Fonds (Suisse)
didier.chatellard@obscura-camera.com  
www.obscura-camera.com 

Physicien
thèse en physique corpusculaire
à l’Université de Neuchâtel
Professeur de physique
au Lycée Blaise Cendrars
à la Chaux-de-Fonds

 

 

 

         
   

Un couplage économique pour Apn d'entrée de gamme
(ou : la haute résolution mène à tout)

   

Introduction

Étonnamment, mes premières expériences de photo stéréo ont commencé en haute résolution début 2008. Mon ami Fernando Soria possède un appareil 6x6 chinois récent (3DWorld) qui produit d'excellentes diapositives. Nous nous sommes alors demandé : peut-on faire mieux ? La solution... passer au 4x5 et développer de A à Z l'appareil de prise de vue, les masques d'assemblage et la visionneuse... bien sûr ! Pour des raisons de taille, impossible de regarder les images en face. Il a donc fallu construire un système à miroirs (2 à 90°) avec positionnement latéral des diapos, combiné avec un système d'oculaire pour agrandir les images au moins comme les diapositives 6x6. On gagne en taille initiale, donc on limite le grossissement, et ainsi on gagne dans la qualité finale.

Deuxième étape, on pousse jusqu'au 8x10 ! Là, plus besoin d'oculaire, on place les images à environ 25 cm des yeux et l'on garde le système de miroirs. A ce stade, tout fonctionne (même si la visionneuse est un peu grosse...). On se souvient alors de l'idée d'Henri Gaud de faire une fois de la stéréo-trichrome, donc de voir des images sur papier et non des diapositives. On développe donc une version « éclairage indirect » à partir de la version rétro-éclairée de notre visionneuse 8x10. Reste le choix de la taille de l'image. Pour faire simple, on choisit le format A4 avec une idée derrière la tête : permettre aussi aux adeptes du numérique d'imprimer leurs images et de les observer dans des conditions idéales, sans reflets et autre changement de lumière, sans lunettes spéciales et autres écrans à régler... bref une qualité de visionnement optimale.

Voilà, la visionneuse est prête, on lui a même trouvé un nom de code dans la plus pure ligne de chez Obscura Camera : la Visiolino 8x10. Reste à voir ce que le numérique peut donner dans ces conditions. On a bien sûr scanné des dias 6x6 et 4x5, mais le jeu en vaut-il la chandelle pour une impression maximum en A4, observé à une distance respectable de 25 cm? Tout cela mérite donc que l'on s'y attèle...

Cahier des charges

En attendant la sortie du premier appareil stéréo numérique annoncé par Fuji, il s'agit de concevoir un couplage simple à faire et bon marché, pour créer son propre appareil stéréo numérique. Il existe déjà sur le marché des assemblages élaborés permettant de coupler à peu près n'importe quel APN. Ils sont en général assez couteux et permettent le plus souvent de coupler des appareils verticalement, donc de travailler en mode portrait. Combiné avec une synchronisation électronique, on possède vraiment l'arme absolue. Citons par exemple le déclencheur double LANC Sheperd si la connectique LANC est disponible sur l'APN, comme certains APN Sony, et des solutions basées sur le déclencheur (via miniUSB) Ricoh CA1 couplé au logiciel StereoDataMaker pour certains APN Canon. Pour les non bricoleurs, des solutions complètes SDM/Canon sont même disponibles sur le site http://apn3d.stereoscopie.eu/index.html. Signalons enfin un tour complet des possibilités de synchronisation mécanique et électronique sur le wicki du stéréoclub français.

Mais vu l'encombrement et la nécessité de tenir à la fois l'appareil et le déclencheur, on utilise souvent un trépied. Notre but ici est de construire léger et pratique, de déclencher rapidement et manuellement, quitte à louper l'une ou l'autre des photos en déclenchant en retard l'un ou l'autre des appareils. Bref obtenir un appareil de terrain simple qui tient dans une poche... dans la grande tradition Obscura Camera.

L'assemblage des pièces

On part de deux équerres d'assemblage disponibles pour le bricolage. Les dimensions en sont les suivantes : 85 mm x 65 mm x 20 mm. Le grand coté est muni d'une longue ouverture qui permettra de faire coulisser les APN. Sur ce modèle, la taille de l'ouverture est de 52 mm x 6.5 mm. Elle est juste suffisante pour laisser passer l'adaptateur ¼" - ¼" en alu qui va s'insérer dans le filetage de l'APN pour le montage sur trépied. On ajoute un petit niveau sur le dessus afin de faciliter le prise de vue bien horizontale nécessaire à une bonne photo stéréo. On doit adapter la hauteur de l'équerre de manière à avoir les deux objectifs des APN au même niveau. Dans mon cas j'ai choisi un réglage un peu décentré de manière à adapter la hauteur avec des épaisseurs de feutrines que j'ai collé après coup. On arrive plus précisément à voir si les objectifs sont bien centrés en observant les images produites, seul résultat qui compte en fait.

Voilà le résultat une fois le collage terminé avec les couches supplémentaires de feutrine. Difficile de faire plus simple. J'ai utilisé de la colle bi-composants UHU™ plus endfest 300 (résistance garantie à 300 kg/cm2) mais de l'Araldite™ pour métal ferait aussi bien l'affaire. Remarque importante, les équerres ne sont parfois... pas trop d'équerre justement ! J'ai dû compenser avec la feutrine une légère inclinaison verticale qui faussait la visée, un APN pointant (très légèrement) vers le haut et l'autre vers le bas. Un test préalable est donc conseillé sur les modèles que vous trouverez. On peut aussi meuler les faces en contact avec les APNs, mais c'est plus technique...

Les APNs

Le choix s'est porté sur la gamme IXUS de Canon. Plus précisément le modèle IXUS 85 IS, même si les modèles 80 (ancien) ou 95 (plus récent) feraient aussi bien l'affaire.

Ces appareils présentent un bon rapport qualité/prix et surtout des dimensions idéales de 9 cm x 6 cm x 2 cm environ pour un poids inférieur à 150 g. Avec une résolution de 10 Mpixels et une qualité d'image réputée excellente pour ce genre d'appareil, on tient un bon candidat pour une première construction. Chacun est libre bien sûr de trouver chez d'autres fabricants des produits comparables. Toutefois, chaque différence de prix se multipliant par deux, il est conseillé de bien réfléchir. Pour ma part, j'ai essayé de limiter mon budget à 500 CHF (environ 300 €).

Critère très important lors du choix: il faut bien prêter attention à la position de l'objectif. Sur ces modèles, l'objectif est suffisamment décentré à droite pour permettre de coupler horizontalement les appareils avec une distance interoculaire de 70 mm, assez proche des 64 mm standard. Pour les puristes, on pourrait même coller directement les deux appareils tête bêche et obtenir la distance règlementaire. Le design et la légèreté seraient inégalables, mais adieu le service après-vente en cas de problème ! On se priverait aussi d'options intéressantes comme nous le verrons plus loin.

Le positionnement des APNs

Les APN sont en places, en position de distance interoculaire minimum. La plaquette verticale en face avant n'est pas indispensable. Elle est censé apporter un meilleur positionnement vertical en plaquant bien les bords des APN. Mais elle est trop petite pour bien recouvrir les bords. Si on n'utilise pas le zoom, la légère différence d'inclinaison ne se fait pas remarquer.

Petit désagrément pour les adeptes de la vision croisée ou parallèle, les écrans sont malheureusement légèrement décalés : pour observer les photos directement en stéréo sur les écrans LCD des APN, il faut légèrement incliner l'appareillage comme ceci de manière à remettre les images à la même hauteur.

En vision croisée il faut en plus aussi retourner de 180° l'appareil afin de placer l'image droite à gauche et inversement. Ce qui revient à observer les images penchées et à l'envers ! Avec un peu d'entraînement on y arrive (surtout si on a un peu pratiqué la visée sur dépoli)...

Pour certaines prises de vue, on peut encore augmenter la base jusqu'à 125 mm en écartant les APNs.

Autre possibilité (qui va peut-être faire hurler les spécialistes, considérant l'amateurisme de la démarche), on peut légèrement incliner les appareils lorsque l'on travaille en prise de vue rapprochée, voir macro. J'ai pris de magnifiques bouches d'égouts et autres sols divers de cette manière et il y a de quoi s'amuser. On a l'impression d'avoir le nez dessus et les effets de profondeurs sont amplifiés. Quelques degrés d'inclinaison suffisent en général. Que l'on peut aussi combiner avec un zoom optique 3x. Mais là il me semble qu'on sort vraiment des sentiers balisés.

La prise en main et déclenchement

La difficulté majeure de la prise de vue réside dans l'inversion des commandes. Mais après un bref laps de temps, on peut facilement éditer les menus et changer de réglages en parallèle sur les deux appareils. Au pire, on tourne de système de 180° et on refait la même chose. Pas contre, le déclenchement doit se faire simultanément (dans l'absolu) et nécessite un minimum de synchronisation. Le pouce gauche presse en même temps que l'index droit. Dans les faits, comme on le constatera plus loin, beaucoup d'images sont réussies si les objets sont en mouvement lent. Et en numérique, on a souvent droit à un deuxième essai... gratuit !

 

 

Pour finir, le transport de l'appareil est vraiment confortable. Il tient facilement dans la paume de la main et pèse 475g. Un peu lourd pour une poche revolver, mais idéal pour une poche latérale au niveau de la cuisse. Se glisse dans tout sac à dos et est prêt à l'emploi en 10 secondes.

 

Résultats

On ne résiste pas à l'idée de vous proposer quelques photos, à observer en regard croisé. Loucher pour amener les deux images l'une sur l'autre, puis relâcher un peu les yeux.

Canalisation dans un mur de 8 cm de diamètre. Photo « macro » prise à 10-15 cm, puis un peu retouchée par rotation pour compenser au mieux les effets de perspective.

 

Parc arboré. Impossible de visualiser tous les détails à cette taille ! L'observation en format A4 est donc fortement recommandée. Certains logiciels d'affichage dédiés aux images stéréo permettant le zoom devraient aussi faire l'affaire, mais on reste dans une résolution d'écran de 72-100 ppp maxi. En impression A4 pour des images de 10 Mpixels, on arrive facilement à 300 ppp en comparaison. L'effet « carton » des divers plans stéréo s'estompe donc un peu.

Jeu pour enfants. Enfin une image classique que l'on pourrait trouver sur de nombreux sites dédiés à la stéréographie !

 

Tasse de café. Un petit tour dans les possibilités de post-traitement qu'offre le numérique. L'image a été créée à partir d'une image prise « à la louche » sur la terrasse d'un bistrot. Ce café peut ainsi non seulement se targuer d'être torréfié à 1000m d'altitude en notre bonne métropole horlogère de la Chaux-de-Fonds, mais aussi d'être le sujet de la première publicité stéréographique « grand format »!

 

A ce stade, avec les outils de traitement d'image actuels (toutes mes manipulations ont été effectuées sous le logiciel libre Gimp), l'imagination n'a plus de limite. Je citerai en vrac l'impression de plusieurs images sur une même feuille, les effets « dessin au crayon » ou autre produisant des esquisses stéréo assez étonnantes, des jeux de colorisation et même des déformations diverses (courbes, effet goutte d'eau...) qui, si elles sont bien gérées, ne détruisent pas le rendu stéréographique.

La synchronisation

Vous avez sans doute remarqué que les images présentées sont pour l'instant des plans fixes, sans mouvement d'objets, que l'on pourrait obtenir avec un seul appareil. Qu'en est il avec des objets ou personnages en déplacements lents ou rapides? Ou autrement dit, le système de déclenchement étant purement manuel, qu'en est-il de la fameuse synchronisation des images, problème essentiel en stéréographie.

Autant le dire tout de suite, impossible de rivaliser avec une synchronisation électronique, capable d'une synchronisation inférieure à 1 ms. Toutefois, avec un peu d'entraînement, on arrive assez facilement à déclencher dans un intervalle inférieur à 0.1 s (Une petite série de 20 clichés d'un chronomètre digital en opération m'a permis de déterminer une valeur moyenne de l'ordre de 0.07 s dans mon cas personnel, avec des pointes à 0.15 s). Pour déclencher, on appuie de chaque côté déjà jusqu'à mi-course (enclenchement de l'autofocus et mise au point automatique), puis on appuie simultanément et fermement sur les deux boutons.

Il faut le reconnaître, il subsistera une part de hasard. Donc il y aura forcément des moments de grande frustration, compensés heureusement par de grandes satisfactions. C'est un peu comme le tirage du loto, mais avec des probabilités plus équilibrées ! Passons aux images potentiellement problématiques pour juger la théorie à l'aune de l'expérience.

Une image pas forcément évidente vu le nombre de ballons qui sont lâchés et montent dans le ciel. Les vitesses avoisinent bien quelques m/s pour les plus hauts et quand même 1 m/s pour ceux qui décollent. Et bien la photo est assez réussie. Ça tombe bien car elle serait difficile à refaire ! Comme les détails sont très nombreux, il n'est pas possible ici de visualiser l'image entière sous ce genre de taille (et avec cette image on aurait beaucoup de peine à loucher suffisamment). Voici donc un agrandissement de la zone en bas à droite avec les 2 images, toujours pour un regard croisé.

A part les fils, qui de toute façon sont trop fins pour être bien reproduits à cette échelle, pas de scintillements caractéristiques d'un objet ayant trop bougé entre les deux photos.

 

Autre image qui n'a pas trop mal marché, toujours prise lors de cette fête (à l'occasion de l'entrée de La Chaux-de-Fonds et du Locle au patrimoine de l'UNESCO pour la petite histoire). Un défilé d'enfants, à une vitesse de quelques km/h, donc là aussi des mouvements de l'ordre du m/s. J'étais assez content puisque ma petite dernière est sur la photo, bien au centre.

 

Même tentative, mais moins de réussite, avec une autre de mes filles. Les personnes ne sont manifestement plus dans la même posture entre les deux clichés. Bref, les enfants ont 3 pieds, le cerveau ne sait plus trop comment interpréter tout ça, attention au mal de tête ! A ma décharge, il faut m'imaginer en train de lever les deux bras pour éviter les têtes des spectateurs tout en essayant de maintenir à peu près horizontal l'appareil en contrôlant mon niveau. Le tout pour ma première vrai tentative sur des sujets mobiles. Manifestement on est loin d'une bonne synchronisation !

Une solution pour les plus fortunés

Comment aller plus loin avec des mouvements plus rapides tout en gardant la simplicité de notre appareillage ?

D'après notre expérience, des vitesses de l'ordre du m/s sont gérables avec un peu d'entraînement.

Si votre budget est extensible, il sera judicieux de choisir des appareils plus complets comme le Lumix TZ7 (10 Mpixels) de Panasonic. La taille et le poids augmente un peu, le coût double, mais on dispose alors d'un mode rafale assez performant (jusqu'à 10 fps en 3 Mpixels). Autrement dit, il est possible de prendre des images toutes les 0.1s, imprimable jusqu'en 13x17 à 300 ppp. On perd sûrement un peu en qualité mais on peut choisir la paire d'image la mieux synchronisée en garantissant alors un écart maximum de 0.05s, soit 50 ms à coup sûr. On gagne ainsi un petit facteur 2 par rapport au déclenchement exclusivement manuel. Mais c'est surtout un gage de sécurité, car on peut presque arriver à cette synchronisation avec un peu de doigté en mode manuel.

Pour des vitesses plus rapide que 10 m/s avec des objets proches, il subsistera malgré tout de sérieux problèmes. Ainsi, je n'ai encore pas vraiment réussi à photographier une fontaine monumentale près de chez moi, mais je ne désespère pas. Je peux retenter le coup à volonté. Si l'on veut vraiment assurer le cliché, pas de salut en dehors d'un appareillage plus lourd et plus coûteux couplé avec une synchronisation électronique. Pour des objets rapides, mais plus petits sur la photo, on pourra encore s'en tirer manuellement.

Détail d'une prise de vue effectué au zoom 3x sur la fameuse fontaine (équivaut presque à un zoom 15x). On multiplie bien sûr les ennuis avec ce genre de façon de photographier ! L'effet stéréo reste présent surtout grâce au jet d'eau, mais il faut souligner qu'on travaille sur des bas-reliefs de 10 cm d'épaisseur. Une prise de vue macro serait donc plus pertinente mais la location d'une grue risque de grever mon budget photo pour un moment ! On voit bien le problème lié à l'eau jaillissante, avec des formes en constante évolution. Sur une prise de vue plus large, l'effet peut passer plus ou moins inaperçu selon les cas.

Visiolino 8x10

Passons maintenant à l'outil de visualisation. Il s'agit d'une grosse boîte en MDF noir et rouge du plus bel effet, équipée entre autre de deux miroirs centraux à 90° et de glissières latérales, l'intérieur étant éclairé par des mini tubes néons (tubes à cathode froide).

C'est du lourd, environ 15 kg pour des dimensions de 60 cm x 35 cm x 21 cm ! Le pied central se remonte et les volets rouges se rentrent au centre pour fermer l'ouverture, et ainsi protéger l'intérieur des poussières. Rangé verticalement, cela ressemble à une grande table de chevet. On peut qualifier le tout de transportable... car il y a une poignée à l'arrière, mais il vaut mieux se limiter à quelques centaines de mètres !

Les feuilles (papier mat de 260 g/m2 dans l'idéal) sont insérées délicatement sur le coté. Les essais peuvent se faire avec un grammage plus léger, mais sans descendre sous les 160 g/m2. Une signalétique rouge imprimée en bas de la page indique quelle image est la droite et quelle est la gauche. Cette version est équipée d'un réglage fin de la position des pages de manière à optimiser la vision stéréo de l'observateur. Un léger décalage d'une dizaine de mm est possible.

Voici un couple d'images tirées d'un scan de diapositives 6x6 prise avec une camera stéréo Sputnik des années 60. L'image est centrée et inversée de manière à compenser l'inversion du miroir. On distingue en bas les marques rouges d'insertion. Les images sont inversées et peuvent donc être vues ici en regard croisé pour les plus aguerris d'entre vous, mais inversées horizontalement.

 

La vue correcte de ces même images en collant son visage dans l'ouverture de la Visiolino 8x10. Le confort de vision est optimal, à l'abri des reflets et des changements de luminosité. En penchant la tête « dans la machine », on a vraiment l'impression d'être immergé dans l'image encore plus qu'avec une visionneuse 6x6 portable. Pour renforcer cet effet, on peut aussi choisir d'imprimer les images en pleine page. On croit alors regarder la scène à travers une lucarne bien physique, puisque définie par l'ouverture latérale et non pas par la page blanche.

L'inconvénient de l'engin est bien sûr sa taille et son poids. Difficile de le sortir à l'impromptu lors d'une soirée entre amis, contrairement aux visionneuses 6x6 que l'on peut glisser dans un sac avec quelques diapositives.

Conclusion

Loin de moi l'idée de vous convaincre que le numérique supplante l'argentique en photo stéréo. La diapositive 6x6 reste de loin la plus belle des façon d'apprécier facilement les belles images 3D que produisent les appareils anciens (Heidoscop, Sputnik,...) ou récents (3DWorld). Et on ne parle pas des diapos 4x5 et 8x10... un domaine réservé aux initiés des Montagnes Neuchâteloises pour l'instant !

Le seul avantage du numérique (d'entrée gamme), c'est sa souplesse d'utilisation. Pour les clichés de mouvements rapides il permet de tenter le coup à moindre... coût. On garde si c'est convenable, sinon on jette. On multiplie les prises de vues en espérant l'instant décisif : la synchronisation parfaite ! Pour le numérique haut de gamme, n'étant pas compétant en la manière, je ne ferai aucun commentaire, si ce n'est que le montage sera volumineux, lourd et coûteux.

J'espère vous avoir enfin un peu intrigués avec notre Visiolino 8x10, l'outil de visualisation grand format par excellence. La version présentée ici n'est qu'un amuse-bouche. Avec les modules rétro-éclairés, voir les modules écrans LCD que nous mettons au point actuellement, nous tenons là un moyen d'observation confortable pour tout type de support diapos-papier-numérique.

 

Dernière mise à jour : 2009

   
             
             
  © www.phonem.fr  

Nouveautés I Pratique I Histoire I Témoignages
Plan du site I Recherche I
Forum I A propos